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Championnat France de Karaté 2010

Samedi 6 mars s’est déroulé le championnat de France 2010 de karaté au stade mythique de Coubertin à Paris. Très préparés physiquement, nos athlètes retenus ont fait de magnifiques performances !
A 14 ans à peine, Léa Doudeau est sacrée vice-championne de France cadettes en décrochant l’argent après 5 tours très sélectifs ! Léa était très présente et bien concentrée malgré sa blessure à la main ! Elle talonne maintenant la championne de France et sait que le titre est désormais à sa portée.
En minimes, Sorey Morassi se couvre de bronze après un parcours semé d’embuches qu’il a su géré efficacement. Sorey manquant la plus haute marche de justesse devant un membre de l’équipe de France. Sorey a encore une bonne marche de progression remarque Pascal Poitevin notre entraîneur.
Clément Gaspard et Céline Tournemiche terminent quand à eux 5eme au national, un score remarqué dans le haut du classement alors que la matinée s’était pourtant annoncée très difficile. En effet, Daivy Mazurais n’arrive pas à se classer, Aline Giraud échoue son 2eme tours et Sylvain Rakotoson se fait sortir par le finaliste dès le 1er tour ! Bien que le groupe ait été secoué par ces résultats, la détermination n’a jamais failli nous confie Pascal Poitevin.
A ce niveau de la compétition, tous les détails comptent comme choisir stratégiquement ses bons katas en fonction des concurrents car rien ne doit être laissé au hasard, rajoute-t-il. Cependant la saison n’est pas encore terminée et avec elle, son lot de médailles !

Rendez-vous pour les benjamins le 3 avril prochain. Bravo à tous !

Le bureau du Mabushi Veigné Club Karaté.

Médaille d'argent pour Jérôme CLAVIER

Au championnat de France en salle d'athlétisme, Jérôme Clavier termine à la deuxième place en franchissant 5m60. Le seul regret c'est d'avoir échoué de peu au troisième essai les 5m70 ce qui lui aurait ouvert les portes du championnat du monde en salle au Quatar.

Mais tout espoir n'est pas perdu car il reste plusieurs compétitions pour réaliser le minima de 5m70 et gagner les quelques centimètres qui lui ont manqués.

Nous lui souhaitons bonne chance.

BRF... De quoi s’agit-il ? Les explications des Croqueurs de pommes

BRF

De quoi s’agit-il ?
B = bois des branches d'arbres
R = raméaux, expression canadienne pour rameaux de moins de 7 cm de Ø
F =fragmentés, broyés sous l’action d’un engin, afin de casser la barrière de l’écorce, ce qui permet aux micro-organismes du sol d’attaquer rapidement la lignine et les autres substances à l’intérieur de la branche.

Quels bénéfices à moyen terme ?

>> la réduction des besoins en eau
>> l’accroissement des rendements
>> l’augmentation de la qualité des légumes
>> la réduction des nuisances dues à certains parasites
>> la réduction des pertes de nutriments (autrement dit de l'humus principalement) par lessivage
>> un frein efficace contre l’érosion des sols (dans ce cas on parle aussi d'aggradation)
>> une réduction de l’utilisation des engins agricoles
>> une diminution des travaux lourds dans le jardin ou au verger (par exemple, on ne bêche plus)

L’épandage direct est nettement moins coûteux que son compostage et c’est un investissement qui reste profitable de nombreuses années.
Cette approche et cette technique semblent bien complémentaires des techniques culturales simplifiées de l’agroforesterie (association d'arbres d'une part et de culture ou de prairie, d'autre part) ou de l’agriculture biologique. Mais elle est aussi directement utilisable en agriculture conventionnelle. Ce n’est pas la panacée mais un outil fort dans la perspective d’une agriculture intensive, écologique et durable. Cette technique a été utilisée et étudiée avec grands succès dans la culture de pommes de terre, de divers légumes et fruits tels que fraises et framboises et de céréales telles que: orge, avoine et blé.
L’idée centrale que j’offre à votre réflexion et à votre audace est la suivante : il y a une idée rationnelle forte, à organiser le travail cultural de votre jardin et de votre verger sur la base d’un rapprochement de celui-ci avec la sylviculture. Du point de vue scientifique, on sait que la plupart des sols agricoles fertiles de la planète viennent de la forêt qui les a précédés. Ce fait tout simple devrait nous inciter humblement à la réflexion.

Reste à déterminer pourquoi les branches, et les plus petites, seraient plus « efficaces » que la matière des troncs. Les teneurs en azote, phosphate, potasse, calcium et manganèse sont nettement plus importantes dans les pousses de l'année par rapport aux teneurs retrouvées dans le bois de tronc. Il a été démontré que la teneur en humus croît de façon exponentielle lorsque le diamètre des branches diminue, le bois de faible diamètre recèle aussi les plus fortes concentrations en lignine (un des principaux composants du bois avec la cellulose).

La concentration en nutriments des rameaux dépend également de la fertilité du milieu de croissance et de l'époque de la récolte, de même, leur concentration en polyphénols s'accroît avec la pauvreté du site. (Les polyphénols sont des molécules organiques du règne végétal qui ont des effets bénéfiques sur la santé. En effet, leur rôle d’antioxydants naturels suscite de plus en plus d'intérêt pour la prévention et le traitement de cancer, des maladies inflammatoires, cardiovasculaires, etc. Ils sont également utilisés comme additifs pour l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique). C'est ce qui permet aux BRF d'assainir eux-mêmes leur milieu.
Un autre point plaide pour un regard agricole tourné vers la logique forestière : le fait que les humus d’origine forestière ont une stabilité et une durée de vie bien supérieure à ceux d’autre origine. Ainsi, au-delà d’un discours vague sur le rôle de la matière organique dans la dynamique des sols et de la productivité agricoles, il faut distinguer les qualités de la matière organique apportées aux sols.

Avantages et problèmes de la culture sur BRF

Les BRF sont un amendement propre et naturel de premier ordre. Ils participent grandement à l’humification (donc en apport d'humus), c’est le meilleur moyen d’apporter massivement du carbone aux sols agricoles. Outre le carbone, ils contiennent aussi des nutriments et des oligo-éléments qui permettent de rééquilibrer le sol. Ils stimulent la vie du sol. Ils améliorent la structure et la porosité du sol, diminuant les risques d’érosion et aidant à lutter contre la sécheresse. Ils aident les plantes à lutter contre les maladies.

Les BRF stimulent fortement la mésofaune, jusqu’à 500% après un an (la mésofaune est l’ensemble des espèces animales très petites, dans le sol et qui se déplace au sein des espaces existants et qui aide à la transformation des détritus de végétaux en humus). Grâce à un circuit biologique, ils permettent de mieux gérer les lisiers et l’azote en général. La première année qui suit l’épandage demande de lutter contre l’immobilisation de l’azote pour éviter une baisse de rendements. (Cette immobilisation dure le temps que les champignons s'implantent dans les BRF, c'est-à-dire durant les 2 à 3 premiers mois du premier épandage). La décomposition des bois raméaux dans le sol dépend de la fragmentation, de la structure de la lignine, de la richesse du bois en polyphénols et de l'activité de la pédofaune. Pour obtenir de bons résultats il est important de se conformer à la méthode mise au point par les chercheurs canadiens.

Méthode d'épandage direct du broyat frais sur le sol :

1) Utiliser des branches de moins de 7 cm de diamètre en provenance d'un milieu riche et diversifié si possible. (bien souvent nous n'avons pas le choix et nous prenons tout ce que l'on peut récuper et qui nous tombe sous la main)
2) Se limiter à 20% de conifères au maximum. (ça s'est important)
3) Fragmenter et utiliser rapidement le broyat.
4) Épandre une couche de B.R.F. de 5 à 10 cm d'épaisseur. Cette opération est à faire, si possible, d'octobre à janvier. Il est bien évident que nous pouvons utiliser les BRF toute l'année et contrairement à ce que disent certains, le matériau est aussi bon, même s'il n'a plus de feuilles.
5) Si l'on se trouve en début de saison de culture, de mars à mai, ajouter du lisier ou du purin ou extrait d'ortie pour palier le manque d'azote qui ne manquera pas de se faire sentir.
6) Mélanger les BRF aux 5 - 10 premiers centimètres du sol.
7) Semer ou repiquer, selon le cas et ne plus perturber le sol.

Les sols traités aux BRF ne présentent généralement pas de carences en oligo-éléments. Ils offrent des hausses de rendement. Passons quelques-uns de ces points en revue.

Plus de carbone pour nos sols

Comparé au fumier de ferme, au compost de déchets verts, aux engrais verts intercalaires, les BRF sont aujourd’hui le moyen connu le plus efficace pour relever le taux d’humus des sols. A titre d’exemple, avec un épandage annuel de 20 tonnes de fumier ou de 20 tonnes de BRF à l’hectare, il faudra, pour augmenter le taux d’humus de 1% sur les trente premiers centimètres du sol, 67 ans avec le fumier et seulement 10 ans avec les BRF. Un autre avantage des BRF, cette fois-ci par rapport au compostage, se situe au niveau de l’énergie. Le compostage induit des fermentations et un dégagement de chaleur qui peut entraîner jusqu’à 70 % du carbone des matériaux compostés dans l’atmosphère. Tandis qu’un apport direct des BRF au sol fait que toute l’énergie qu’ils contiennent, alimente la vie du sol. De plus, cette humification, à même le sol, favorise la stabilité du sol en contribuant à la construction des associations des matières organiques, tel l'humus avec des matières inorganiques telle l'argile.

Reserve à nitrates (donc d'azote) disponible pour nos plantes

Lorsque les micro-organismes disposent d’assez de carbone, avec les BRF, ils se développent et immobilisent une partie de l’azote dans la couche superficielle du sol. Durant la première année qui suit l’épandage, se développe autour des BRF un véritable filet capable de piéger une grande proportion de l’azote disponible. Ce filet est constitué par le mycélium des champignons. Plus l’on épand de BRF et plus les mailles du filet sont serrés. Après un an, le filet de champignons immobilise tout l’azote disponible, mais paradoxalement les plantes ne manquent de rien. Ce phénomène peut être exploité pour réduire les pertes d’engrais et limiter la pollution par les nitrates des eaux souterraines.

Éponge humique pour :

- lutter contre la sécheresse,
- activer la biostimulation,
- diminuer les maladies

Au niveau de la consommation d’eau, les résultats sont aussi intéressants, puisque l’on a observé une économie de 50 % d’eau sur des tomates au Sénégal. Cela est certainement dû, en grande partie, à la capacité éponge du bois. A partir d’observations sur des vignobles en Espagne, ce phénomène, important, se confirme, à l’heure où l’on annonce plus de la moitié de la population mondiale souffrant de pénurie d’eau d’ici 2025. Les BRF sont également un excellent biostimulant pour la vie du sol. Ils sont un aliment de choix pour les organismes, en favorisant particulièrement les champignons et les bactéries. Il est aussi classique de voir apparaître des populations importantes de vers de terre dans les sols traités aux BRF.

Augmenter le taux de matière organique des sols permet une diminution des maladies. Au Canada, on a observé, sur une culture de fraises, que les pucerons épargnaient systématiquement les parcelles traitées au BRF et non le témoin. Au Sénégal, on a remarqué qu’un traitement aux BRF protégeait efficacement la tomate contre les nématodes. L’effet nématicide peut persister sur deux ans. Parmi les causes supposées de ces phénomènes phytosanitaires, on avance la concurrence plus importante entre micro-organismes non pathogènes et micro-organismes pathogènes.

Rendements et gestion des nutriments en première année de culture

On a déjà observé des augmentations de rendement, qui peuvent êtres parfois spectaculaires, suite à l’épandage des BRF. Voici certains résultats à considérer avec prudence - l’état des sols témoins était-il très dégradé ? + 45 % de masse de seigle en Ukraine ; + 300 % de masse de fraises au Canada ; + 400 % de masse de maïs en Côte d’Ivoire et en République Dominicaine ; +1000 % de masse de tomates au Sénégal.

La principale difficulté avec les BRF semble liée à l’immobilisation de l’azote en première année. Les organismes du sol attaquent les BRF, surtout les champignons, et utilisent l’azote du sol pour cela, au détriment des plantes cultivées. On y pare en épandant de l’azote (par exemple : lisier ou extrait d'ortie) ou en installant en première année une culture de légumineuse. Au bout d’un an, le cycle biologique, à partir des BRF est lancé. On observe une plus grande disponibilité des nutriments essentiels et de l’azote pour les plantes. Sans ces précautions, il faut s’attendre à des baisses de rendements en première année. En revanche, une complémentarité idéale semble se produire entre épandage de BRF et implantation d’une légumineuse : les légumineuses fixent l’azote de l’air et les BRF celui du sol. L’essai luzerne sur BRF a permis une meilleure implantation de la luzerne en limitant la flore adventice. En effet, « les BRF incorporés un peu avant le semis de luzerne ont immobilisé l’azote minéral, ce qui a considérablement gêné les adventices mais pas la légumineuse. Au final, tant les rendements que les prélèvements en azote de la luzerne ont étés très supérieurs sur les blocs traités aux BRF ». On a ainsi obtenu « 170% du rendement de luzerne témoin, sur la luzerne traitée au BRF, en première année, sans aucun désherbage ni engrais ». Derrière ce précédent BRF + légumineuse, la même expérience a permis d'obtenir des augmentations de rendement sur maïs entre +5 et +25%.

Il résulte de tout ceci que les BRF récoltés dès que possibles à l'automne, broyés et incorporés au sol permettent de grandes économies de toutes sortes, aussi bien en produits phytosanitaires qu'en travail dans le jardin et dans le verger.

Lionel RENARD
Président des Croqueurs de Pommes

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